1. Qu’est-ce que le bonheur ?

A/ Définition.

Le Bonheur a plusieurs significations :

(Source https://www.linternaute.fr/dictionnaire/fr/definition/bonheur/

  1. État heureux, de bien-être.

Synonymes: euphorie, joie, sérénité, satisfaction, bien-être, gaieté, ravissement, contentement, allégresse, extase, félicité, chance, hasard favorable.

Synonymes : chance, réussite, bienfait, aubaine, avantage, fortune

  • Notion philosophique relative à un état constant de plénitude, contentement, enchantement, bien-être. Bonheur entier, inconditionnel et stable, entière satisfaction qu’elle soit physique ou morale.
  • Le bonheur en psychologie étant une notion relative et subjective, il n’en existe pas de définition claire et unanime. Abraham Maslow considère que certaines personnes sont plus aptes que d’autres à atteindre le bonheur, notamment parce qu’elles règlent des problèmes concrets et qu’elles ne cherchent pas à fuir la société et les normes qui la régissent. On considère qu’il est aussi important de vivre le moment présent, le bonheur se trouve alors dans les petits gestes du quotidien. La participation « cosmique », c’est-à-dire la participation à quelque chose de plus grand que soi est aussi un moyen d’atteindre ce sentiment. Pour finir, les psychologues se rejoignent sur le fait que le bonheur est le fruit d’un travail sur soi, consistant à rapprocher le plus  possible le monde dans notre tête au monde réel en oubliant les illusions qui séparent les deux sources de malheur.
  • Selon Epicure, le bonheur ne se trouve en aucun cas dans l’excès, celui-ci étant source de souffrance. Il s’agit d’agir avec sobriété et prudence, en ne se procurant aucune douleur. Le fait d’avoir conscience de ce que n’a pas engendré notre action doit ainsi procurer un   bonheur suprême. La clef réside alors dans la connaissance de ses propres limites.

B/ Le bonheur est subjectif.

Vous l’aurez compris, c’est assez subjectif. En effet, chacun a sa propre interprétation du bonheur. Tout ce que je peux vous dire c’est que quand on note sur 10 son bonheur, on va prendre en considération la satisfaction de sa vie à l’instant T. Ainsi, seule la personne qui va noter sa propre vie, pourra dire si elle se considère heureuse ou non. Cela va dépendre de si vous avez tendance à garder le meilleur de votre journée, ou au contraire, si vous vous focalisez sur ce qui s’est mal passé dans celle-ci.

C/ Le rapport entre bonheur et argent :

Nous allons traiter du rapport entre l’argent et le bonheur. Je tiens à préciser ici, que nous allons parler de l’argent que l’on gagne à la sueur de son front, celui qui vient d’un salaire et non de rentes. En effet, trop peu d’études ont été faites sur l’argent gagné par des investissements, rentes ou autres, pour en tirer des conclusions à ce jour. Nous allons donc voir les effets de nos salaires sur notre bonheur.

On dit souvent : « l’argent ne fait pas le bonheur », puis on rajoute, « mais il y contribue ! »

En effet, en période de récession, on note une baisse du niveau de bonheur car en règle générale chacun a moins d’argent – plus de chômage – moins d’heures supplémentaires et donc se crée un sentiment d’appauvrissement dans la société. Lorsque nous n’avons plus assez de moyens financiers, nous nous octroyons moins de plaisirs de la vie, moins de vie sociale, etc, ce qui va, forcément, jouer sur notre bonheur. En règle générale on va se laisser emporter par les émotions négatives qui découlent de cette période dite de récession. L’être humain aura tendance naturellement à souligner le négatif plutôt que de travailler ses pensées positives.

Mais au-delà du côté financier, on peut voir que« Perdre son emploi réduit la satisfaction de la vie davantage qu’aucun autre événement de la vie ou presque. Il y a un effet véritablement dévastateur du chômage qui dépasse la seule perte de revenus. Une étude évalue ainsi que la perte de revenus n’explique qu’un quart de la perte de bien-être consécutive à la perte de son emploi. Le reste est à rapprocher d’une raréfaction des relations sociales, de la perte de statut, de la dégradation de l’estime de soi, de l’ennui au quotidien… » source : https://mickaelmangot.com/le-bonheur-suit-il-la-courbe-de-la-croissance/

Nous verrons donc que les points les plus importants pour cultiver notre bonheur, sont les relations sociales, le fait de se sentir utile, épanoui, libre… en clair, atteindre un certain niveau de plénitude.

  1. Les recettes du bonheur.

A/ Pour être heureux, arrêtons de nous comparer aux autres.

Le problème de l’être humain, enfin, un des problèmes de l’être humain, car celui-ci adore s’en créer, c’est qu’il passe sa vie à se comparer aux autres ! Avant d’avoir la télé, les gens se comparaient à leurs voisins, leur famille ou amis… Avec l’apparition de la TV, le niveau moyen de bonheur a chuté considérablement ! Alors je ne vous raconte pas avec l’émergence des réseaux sociaux ! Aujourd’hui, en plus de se comparer à ses voisins, on se compare à Kim Kardashian, Taylor Swift ou Nabilla… Cela implique qu’on se compare avec des gens qui ont un niveau social complètement différent du nôtre, que l’on ne connaît pas leurs contraintes, leurs priorités etc. Se comparer aux autres doit rester sain, un moteur pour avancer et non pas un frein qui va servir d’excuses pour ne pas agir vers le changement nécessaire pour atteindre le bonheur. De plus, ces personnes ne sont pas forcément plus heureuses que vous et moi. Marylin Monroe, Kurt Cobain, Amy Winehouse et j’en passe, noyaient leur chagrin dans les médicaments, la drogue, l’alcool car ils avaient soi un mal-être dû à l’image qu’ils se renvoyaient eux-mêmes ou dû au regard des autres (sentiment d’incompréhension, adoré ou détesté, plus de vie privée…).

B/ L’argent ne fait pas le bonheur…mais il y contribue !

On dit que l’argent ne fait pas le bonheur, ok pas seulement, mais il y contribue ! Si vous dites ça à quelqu’un qui ne peut pas manger, euh… vous allez bien voir ce qu’il va vous répondre ! Je vous répète que je parle bien ici de l’argent de notre salaire, car cela implique des contraintes que nous n’avons pas avec l’argent de nos investissements par exemple. Cet adage est donc faux, enfin, jusqu’à un certain seuil. On dit que pour augmenter le bonheur, il faut avoir un salaire correct et se constituer une épargne de précaution, car celle-ci est disponible de suite et rassurante ! Lorsqu’on n’a pas, ou peu d’épargne de précaution, ou un salaire moyen à bas, le niveau de stress augmente, on a moins de sécurité, on se sent étriqué ! Par contre, le niveau de bonheur va se trouver fortement augmenté lorsqu’on passe de 0€ d’économies à 2000€ mais de 2000€ à 4000€, le degré s’élèvera déjà moins fort, puis, à plus de 4000€, ça n’aura plus aucun effet démultiplicateur positif !

Il est tout de même important de préciser que je parle de l’Europe et principalement de notre propre pays. La France est à la traine dans le classement du bonheur. Est-il nécessaire de préciser pourquoi ? Comme je l’ai déjà évoqué, dans nos pays dit « riches » nous aimons nous complaindre, nous nous focalisons sur le négatif de notre vie et nous en voulons toujours plus, nous ne sommes jamais satisfaits. Les habitants des pays émergents sont beaucoup plus heureux car ils ont trouvé le bonheur dans les petites choses de la vie, car ils ne se comparent certainement qu’avec des gens de leur niveau social et qu’ils ont compris que de viser des objectifs doit être motivant et non un frein. Ils passent au-delà de leurs peurs et n’ont pas toutes ces chaînes aux pieds que l’on s’infligent dans les pays d’Europe :

croyances limitantes, limitations diverses et variées. Ce n’est donc pas lié exclusivement à l’aspect financier

Pour quelle raison notre épargne de précaution et le niveau de notre salaire vont nous rassurer et donc augmenter notre niveau de bonheur ? Tout simplement car nous nourrissons tous un fantasme, celui du changement de vie soudain ! Tout ce qui va donner cette impression de liberté, d’autonomie, va nous faire du bien.

Même si nous ne quittons jamais notre CDI pour réaliser nos rêves comme devenir tailleur de pierres ou artiste peintre, le plus important de notre quête est la liberté financière que ce matelas d’épargne procure. En effet, savoir que du jour au lendemain, si on le souhaite, on peut tout quitter, c’est ce qui nourrit notre sentiment de liberté financière et donc, une partie de la composante de notre bonheur !

C/ La liberté et le bonheur.

Vous l’aurez compris, mieux vous gagnerez votre vie et plus vous aurez de chance d’être heureux car vous serez plus sereins… Mais jusqu’à un certain point ! A partir de 100 000€ de salaire par an, les recherches démontrent que le bonheur décroît.

Pour quelle raison à votre avis ?

Nous avons parlé du sentiment de liberté que chaque être humain recherche…Eh bien, au-delà de ce seuil des 100K on perd de son autonomie, son planning est surchargé, on est bourré d’obligations sociales de toute part, on a des relations amicales détériorées et en plus, cerise sur le gâteau, on ne peut plus quitter ce train de vie auquel on s’est habitué ! Qui pourrait vendre la Ferrari qu’il s’est offert en guise de trophée ? La villa dans laquelle il va 1 fois tous les 36 du mois ? Bref, toutes ces choses futiles mais qui sont chères à certains, surtout pour l’image qu’ils veulent donner aux autres. Cela dit, je ne les envie pas du tout car ils sont enfermés, dans leur tour d’ivoire certes mais bel et bien enfermés. Je rappelle encore une fois que je ne parle que des salariés et non des businessman, femmes d’affaires, rentiers, héritiers, business angels, sportifs et j’en passe.

  1. Les dimensions importantes du bonheur.

A/ Le bonheur et les besoins.

L’argent « achète le bonheur » dans les pays émergents car selon la pyramide de Maslow, ils ont, dans un premier temps, besoin de combler leurs besoins primaires. Néanmoins, dans nos pays ultra développés, tout ce que nous recherchons aujourd’hui, ce sont des choses que l’argent ne peut pas acheter ! Ce que nous visons ce sont des éléments spirituels, un besoin de transcendance, des choix engagés, écolos, être vegan etc. Selon Maslow, on ne peut pas combler les besoins d’un niveau supérieur si on n’a pas d’abord comblé ceux du niveau inférieur.

Ainsi, dans nos pays d’Europe, nous sommes aujourd’hui plutôt sur un 4e niveau car dans la majeure partie des cas, nous avons de quoi nous nourrir un minimum, un toit sur la tête, un travail ou des aides, des amis et/ou une famille…

B/ Le sens pour trouver le bonheur.

C’est donc primordial de savoir qu’il y a des éléments plus importants que l’argent pour atteindre le bonheur. Trouver le sens de sa vie par exemple ! Ronald Inglehart ayant continué les travaux sur la pyramide de Maslow, utilise le terme de postmatérialisme. « En sociologie , le postmatérialisme est la transformation des valeurs individuelles matérialistes, physiques et économiques en de nouvelles valeurs individuelles d’autonomie et d’expression de soi.

Le terme a été popularisé par le politologue Ronald Inglehart dans son livre de 1977 The Silent Revolution , dans lequel il a découvert que la richesse formatrice éprouvée par les générations d’après-guerre conduisait certains d’entre eux à prendre leur sécurité matérielle pour acquise et à accorder une plus grande importance. sur des objectifs immatériels tels que l’expression de soi, l’autonomie, la liberté d’expression, l’égalité des sexes et l’environnementalisme. Inglehart a fait valoir qu’avec une prospérité croissante, ces valeurs post-matérielles augmenteraient progressivement dans le public des sociétés industrielles avancées grâce au processus de remplacement intergénérationnel. » Source https://en.wikipedia.org/wiki/Postmaterialism

C/ Les valeurs, moteur du bonheur.

« Les individus attachent moins d’importance à la sécurité matérielle et adhèrent progressivement à des valeurs qui mettent en avant le sentiment d’appartenance, l’autonomie individuelle et l’expression de soi. Les individus qui naissent dans une société d’abondance (au moins relative) adhèrent donc naturellement aux valeurs post-matérialistes et finissent par prendre la place des anciennes générations matérialistes qui disparaissent peu à peu. » Source https://www.telos-eu.com/fr/societe/ronald-inglehart-et-les-transformations-culturelle.html

D/ Les trois dimensions du bonheur.

Le sens de votre vie serait-il d’aider les autres par exemple ? De laisser une trace sur cette Terre ? Un héritage à vos enfants ?

Selon les sources de Mickael Mangot, une étude faite sur les allemands de l’Est précise qu’au moment de la chute du mur de Berlin, après la grande joie de l’instant, le niveau de bonheur a baissé durant 2 à 3 ans chez les allemands. En effet, à l’ouest, le niveau de vie était plus élevé, les salaires plus conséquents et les marchandises abondantes (rayons des magasins toujours pleins par exemple). La chute du mur a précipité toute l’Allemagne à l’ouest et a fait disparaitre beaucoup d’associations de l’est qui étaient nombreuses et subventionnées par l’Etat. Les allemands de l’Est se sont retrouvés avec plus de moyens financiers, plus de choix de marchandises, mais étaient, malgré tout, moins heureux car ils se comparaient donc, se sentaient amoindrit, mais en plus, ils étaient moins heureux car ils avaient perdu la notion de sens qu’ils avaient trouvé dans le bénévolat.

Les trois dimensions du bonheur

  • la dimension émotionnelle, représentée par le « bien-être émotionnel » ;
  • la dimension cognitive, reflétée par la « satisfaction de la vie » ;
  • la dimension psychologique, traduite par le « bien-être psychologique » (sensations d’autonomie, de contrôle, de connexion aux autres, de sens à sa vie…)

Ces trois dimensions ont des temporalités différentes. Le bien-être émotionnel s’inscrit dans le court terme, la satisfaction de la vie dans le moyen terme et le bien-être psychologique davantage dans le long terme. Une définition personnelle à trouver à partir de ces trois dimensions.

  1. Passer à l’action pour être heureux.

A/ Quelle est votre représentation du bonheur ?

Cependant, chaque individu a sa propre représentation du bonheur, laquelle peut être une des trois dimensions ou un mélange de plusieurs d’entre elles. D’ailleurs, au sein même de la psychologie, le concept de bonheur manque encore d’une définition unique et consensuelle. Pour la psychologie hédonique, le bonheur se confond avec le « bien-être subjectif » et englobe le bien-être émotionnel et la satisfaction de la vie. Plus radicale, la psychologie positive considère que le bonheur, qu’elle assimile à l’« épanouissement » (flourishing), ne peut se limiter au seul bien-être subjectif et passe nécessairement par le fonctionnement optimal de l’individu. En cela il nécessite aussi un haut niveau de bien-être psychologique. Celui-ci est atteint lorsque l’individu ressent une plénitude intérieure, avec une sensation d’autonomie dans ses décisions, de contrôle sur son environnement, d’acceptation de soi, de progrès personnel, de connexion avec les autres, de sens à la vie… Source http://economie-bonheur.org/comment-definir-le-bonheur/

Je vous donne un exemple par rapport à tout ce que nous avons vu jusqu’ici. Un employé chez Total qui gagne bien sa vie et qui peut donc mettre de l’argent de côté, nourrir ses relations sociales mais qui est écolo/vegan pourra-t-il être pleinement heureux ? L’adéquation de ses valeurs avec son emploi va forcément être en divergence et peut-être même un frein pour sa vie future. A mon sens, aller à l’encontre de ses valeurs, fini toujours par nous rendre malheureux. J’ai moi-même fait l’expérience de cela dans un emploi et une société qui correspondait à la base vraiment à qui j’étais. Au fil du temps, avec un changement de direction, les valeurs ont changées et j’ai eu beau me battre pour rester engagée, je ne me sentais tellement plus en adéquation que ça a fini par me ronger et comme je ne me suis pas écouté à ce moment-là, j’ai fait un burn-out qui m’a poussé à me poser les bonnes questions sur moi et le sens que je voulais donner à ma vie.

B/ Mettez votre plan d’actions en place pour trouver votre bonheur.

Qu’est-ce donc le bonheur pour vous ? C’est ça la véritable question à vous poser ! On dit que de donner un sens à sa vie est donc primordial. Grâce à 3 leviers :

  • avoir un but précis, un objectif clairement défini
  • être soi-même engagé à 200%
  • être en cohérence avec ses valeurs, ses aspirations …

La vie est une remise constante en question de soi. Je peux vous aider à y voir plus clair si vous en ressentez le besoin mais gardez surtout en tête qu’il va falloir faire la clarté sur vos aspirations pour qu’elles soient en concordances avec votre être intérieur et ensuite passer à l’action !

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